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GENERALITES

Les danses initiatiques ou sacrées nyabwa sont des rituels importants qui marquent les étapes clés de la vie et renforcent les liens communautaires. Elles sont riches en symbolisme et en signification culturelle, représentant des éléments de la nature, des esprits protecteurs et des ancêtres. Elles marquent des transitions importantes, comme le passage de l'enfance à l'âge adulte, et sont souvent accompagnées de chants et de percussions. Les participants portent le plus souvent des costumes et des masques élaborés, qui ajoutent une dimension visuelle et spirituelle aux performances.

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Utilisées lors des rites de passage, comme les initiations des jeunes garçons et filles, symbolisant leur entrée dans la société adulte. Elles accompagnent les rituels spirituels et religieux, invoquant des esprits et des ancêtres pour protéger et guider la communauté. 

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Présentées lors des fêtes et des célébrations communautaires, elles renforçant les liens sociaux et culturels.

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Les danses initiatiques sont un moyen de transmettre les traditions, les croyances et les valeurs culturelles d'une génération à l'autre. Elles renforcent la cohésion sociale et l'identité communautaire, en rassemblant les membres de la communauté autour de valeurs communes. Ces danses sont donc des éléments essentiels de la culture et de la spiritualité du peuple, nyabwa contribuant à la richesse et à la diversité du son patrimoine culturel.

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LES PRINCIPALES DANSES INITIATIQUES NYABWA

La diversité des danses initiatiques chez les Nyabwa reflète la richesse de leur système symbolique, la complexité de leurs structures sociales et la profondeur de leur spiritualité. Chaque danse initiatique possède une fonction spécifique, un contexte rituel particulier et une esthétique propre. Voici un aperçu structuré de cette diversité :​

Le Bah-kwi est redoutable société secrète auquel l'initiation vient en général tardivement dans la vie d'un individu en pays nyabwa. C'est la dernière grande initiation, après celle des Kwi et des masques sacrés.

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Il s'agit d'une institution qui avait autrefois un rôle juridictionnel et policier, mais qui se limite désormais principalement à des fonctions de police suite à des changements sociaux. 

 

Le Bah-Kwi est une association cultuelle d’hommes initiés groupés autour d’une divinité du même nom. Cette société secrète très hiérarchisée et justicière a pour activité essentielle la recherche de la vérité, c’est-à-dire la découverte des menteurs et plus particulièrement des sorciers. En outre, kwi intervient lorsque des perturbations d’ordre naturel (par exemple, sécheresse, grave épidémie, guerre, etc.) menacent la survie des populations. Alors les responsables de cette institution organisent des activités rituelles pour implorer la protection des puissances cosmiques.

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Plus précisément, le Bah-Kwi est un élément important de la culture et de l'organisation sociale des communautés nyabwa de la tribut Niatcha, qui habitent les sous-préfecture de Guessabo et de Domangbeu les zones délimitées l'ouest par le peuple Wê.​​​​

Le Kwi est une association cultuelle d’hommes initiés groupés autour d’une divinité du même nom. Cette société secrète très hiérarchisée et justicière a pour activité essentielle la recherche de la vérité, c’est-à-dire la découverte des menteurs et plus particulièrement des sorciers. En outre, kwi intervient lorsque des perturbations d’ordre naturel (par exemple, sécheresse, grave épidémie, etc.) menacent la survie des populations. Alors les responsables de cette institution organisent des activités rituelles pour implorer la protection des puissances cosmiques.

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Transmise au peuple niaboua par les Wè, la société kwi se manifeste publiquement la nuit par une musique mystérieuse et envoûtante qui peut être entendue de tous, mais dont la performance ne doit pas être vue par les non-initiés. L’interdit est encore plus formel pour les femmes et les enfants. Cette musique n’est pas censée être faite pas des hommes mais censée être celle des esprits.

 

Cette musique est produite par un mirliton (fait d’un os de patte de touraco) diblakpa. Lors du décès d’un patriarche, cette musique secrète s’exécute la nuit jusqu’au petit matin. À ce sujet, A. Schwartz écrit ceci : « Kwi se produit la nuit, nu, le corps éventuellement enduit de kaolin, le visage masqué d’un loup végétal. Seuls les hommes et les adolescents circoncis peuvent alors le voir, les femmes qui enfreindraient l’interdit risquant de perdre les règles.

 

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Lors de la célébration d’événements heureux ou de rites de remerciement, kwi apparaît cependant en public : le danseur est alors entièrement dissimulé sous une natte, qui ne laisse absolument rien apparaître de son corps. »

 

Les kwi exécutent aussi des poèmes (Yaka) sacrés dont le registre se limite aux proverbes et aux récits épiques, on dévoile les mystères qui entouraient normalement les circonstances de la mort des héros.

 

L’autorité des kwi est très redoutée parce qu’en mesure d’infliger des sanctions drastiques parfois d’une manière foudroyante. Chez les Niaboua, l’initiation au kwi vient en général tardivement dans la vie d’un individu supposé adulte ; c’est la dernière grande initiation, après celle du masque.

 

J. Girard révèle que cette société a été remise aux hommes en même temps que les masques par les génies. La puissance de la société kwi se manifeste à travers ses fétiches, mais aussi ses composés organiques et végétaux préparés selon une formule et un procédé secrets. ​

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C'est aux yaka que les kwi empruntent une partie de leurs thèmes. Les poèmes (Yaka) sacrés des kwi sont une source plus précise, parce que les faits doivent être transmis fidèlement: on ne peut pas ruser avec les esprits et les ancêtres. On doit, sous peine de sanctions surnaturelles, dire les choses telles qu'elles ont été.

Nous avons parlé de décodage, car il existe bien un code, surtout pour les textes sacrés.

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On intercale un chant de circonstance entre ces poèmes; cette forme s'appelle alors le kpadidi, du nom de cette forme de chant. Pendant l'exécution des kpadidi, le Kwi fait alterner chants et déclamations.

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En somme pendant les funérailles, les prestations des Kwi sont exécutée dans un lieu interdit aux femmes et aux enfants non initiés. Là, le registre est plus restreint : il se limite aux proverbes et aux récits épiques, on dévoile les mystères qui entouraient normalement les circonstances de la mort des héros.

Les variantes du mythe fondateur de la société secrète des hommes-panthères semblent indiquer que la fraternité des hommes-panthères serait venue des Toura, voisins se trouvant au Nord des Wè. Aujourd’hui, cette institution a complètement disparu de chez les Toura.

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La société des hommes-panthères est instituée dans plus de 68 % des villages nyabwa de Zoukougbeu. Les membres de cette société secrète sont connus sous le nom de blahon. Le blahon possède deux sens : tout d’abord, il signifie littéralement des « hommes qui contournent » ou qui se « détournent » des gens autrement dit, des gens qui excellent dans l’art du camouflage et se dissimulent sous un masque pour attaquer l’Autre et lui faire du mal. Les blahon seraient donc des hommes invisibles. Ensuite, ce terme souligne le caractère agressif des hommes-panthères.

 

En effet, ces initiés utilisent des objets tranchants ou dangereux (morceaux de fer, couteaux, etc.) qu’il fabriquent eux-mêmes pour représenter des « griffes » ou la « main de la panthère » constituant leurs moyens de protection et de défense.​​​​

​Le terme djipagnon (djipahon) est formé des mots dji « panthère », pa « entrer dans » quelque chose, « se parer » ou « se couvrir » et, gnon « hommes » ou « gens ». Il signifierait donc des « hommes qui entrent dans la peau d’une panthère ».

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La panthère symbolise quelque chose de précieux que les hommes-panthères ne peuvent ni vendre ni échanger.

 

Afin de s’identifier à la panthère, symbole de leur pouvoir, les initiés se couvrent d’un costume tacheté épousant parfaitement la forme de leur corps. Ils poussent des rugissements et imitent la démarche de ce félidé. Leur costume  et cela est essentiel  est censé être chargé de propriétés mystiques et magico-thérapeutiques. C’est pourquoi ce costume est nommé djohou ou koinhi, « médicament, remède » ou « objet sacré. »

 

Le djohou ou koinhi remplit une double fonction, à la fois celle de remède et celle de protection magique. D’une part, les hommes-panthères opèrent en tant que guérisseurs, grâce à la connaissance qu’ils ont des plantes sacrées et à l’usage médicinal qu’ils en font pour soigner diverses maladies et blessures, notamment les blessures de guerre. D’autre part, ils fabriquent divers objets protecteurs et des fétiches.​​​

Biographie Dr. IBO Guéhi Jonas

Monsieur IBO Guéhi Jonas, Directeur de Recherches CAMES, est un Chercheur chevronné reconnu par la communauté scientifique ivoirienne et internationale. Retraité, il a exercé sa fonction de chercheur à l’ORSTOM actuel IRD puis à l’Université Nangui Abrogoua d’Abobo-Adjamé où il est membre du Laboratoire des Sciences de l’Environnement (LSE), Pôle de recherche Environnement et Développement Durable (PE2D).

 

Spécialisé en sociohistoire de l’environnement, des ressources naturelles et du foncier rural, ses travaux portent sur les politiques et expériences environnementales et se focalisent de plus en plus sur la question foncière, notamment depuis la promulgation de loi sur le domaine foncier rural en 1998. Il jouit d’une expérience considérable au plan national et international dans l’analyse des aspects socio-économiques, politiques et socioculturels des Etudes d’impact environnemental et Social (EIES) qui forgent sa connaissance des sociétés rurales africaines. Suite

Les écrits Dr. IBO Guéhi Jonas

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Les Niambwa, à l'instar des autres ethnies du pays, conservent comme la prunelle des yeux leurs traditions et mœurs. Les danses constituent un élément très important du patrimoine culturel des Niambwa. Les danses les plus populaires de nos jours en pays Niambwa sont la danse des masques (gla, glalô) et celle des hommes panthères (gui guilô). Les Niambwa appellent toutes ces danses chose en vue de se distraire (bôblalê). Mais en fait, ces danses, ces choses comme le disent les Niambwa, sont-elles uniquement des cérémonies de distraction ou bien jouent-elles un rôle quelconque au point de vue social ?

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C'est ce que nous essaierons d'analyser à travers cette étude qui portera principalement sur la danse panthère ou guilô.

Mieux savoir

Originaire de Nigbeuhigbeu et créée par Kipré Koubi, cette danse d’exorcisme et guerrière est exécutée par des initiés gbèman. Les jeunes gens sont initiés à partir de 20 ans et passent quatre mois en brousse. Cette initiation qui s’opère par libre choix se fait par génération. Parmi les initiés, l’on a des élèves, des paysans.

 

Durant la longue â€‹période d’initiation dans le bois sacré, tous les initiés ressortent indemnes, sauf ceux animés d’une mauvaise inten tion (sorciers). Leur entrée au village se fait en file indienne ; les initiés font le tour du village avant d’arrivée dans la cour du maître fondateur où se trouve l’auteur des divinités. C’est autour de cet autel que les initiés dansent, en formant un cercle, dans le sens contraire des aiguilles d’une montre.

En pays niaboua, cette danse n’existe actuellement que dans le village de Grégbeu. Le maître fondateur de cette institution, le yalèti se nomme Nani Gbeuli Pierre (qui excelle également dans le genre musical tohourou). Selon lui, la puissance transmise par les divinités lui a conféré un don de clairvoyance. Il est secondé par le gbouyéhi, le forma teur des initiés dans le bois sacré. Lors des cérémonies publiques les initiés se vêtent d’une jupe de raphia bayissa, portent une couronne faite de plumes d’oiseau van, des amulettes, ont le corps tatoué, et dansent pieds nus. Pendant la danse, le maître-fondateur frappe les initiés avec le tranchant d’une machette (nouvellement aiguisée).

 

D’autres initiés font des démonstrations de leur puissance : par exemple poser sur le ventre d’un initié (couché) un mortier et piler à l’intérieur une substance avec un pilon ou se frapper le ventre avec le tranchant d’une machette. Des cris accompagnent certains chants ou sections de chants. Les thèmes des chants sont des appels aux divinités. Les instruments sont des tambours bèdrè et kéké, une cloche à battant interne glè et un sifflet en corne d’animal bègbo.​

C’est une danse guerrière faite de démonstration de scènes de guerre. Danse initiatique, elle est exécutée par des hommes lors des funérailles des guerriers et occasionnellement lors des réjouissances.

 

Le répertoire musical est essentiellement constitué de chants d’exploits.

En pays Nyabwa, les rites funéraires sont profondément enracinés dans la tradition et la spiritualité. Lors du décès d’une femme âgée, les femmes jouent un rôle central dans l’exécution de chants et danses d’exorcisme, qui ne sont pas simplement des expressions de deuil, mais des actes rituels puissants visant à purifier, protéger et accompagner l’âme du défunt vers le monde des ancêtres

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Au cours de cette danse, les femmes exécutent les chants d’exorcisme, souvent dans une gestuelle codée et accompagnées de percussions de tam-tam. Leur voix devient un canal entre le monde des vivants et celui des esprits.

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Ces musiques servent à éloigner les mauvais esprits, à apaiser l’âme du défunt et à rétablir l’équilibre spirituel de la communauté.

En pays Nyabwa, en Côte d’Ivoire, le décès d’une femme en couche donne lieu à un rituel funéraire entièrement orchestré par les femmes, empreint de chants, danses et lamentations puissante.

Pendant l’enterrement de la defunte, tous les hommes sont sommés de quitter le village, leules les femmes et les jeunes enfants (même les garçons, déguisés en filles) restent pour honorer la défunte.

Les femmes deviennent les « maîtresses » du village pendant ce temp, dans une ambiance de chants, pleurs et danses rituelles.

 

Ce rituel est à la fois un hommage et une revendication symbolique du pouvoir féminin face à la tragédie de la maternité. C’est une tradition qui mêle spiritualité, art et solidarité féminine dans un moment de profonde douleur.

C’est une musique initiatique et religieuse, exécutée pour soigner des malades, des blessés. Cette religion tradi tionnelle est propre au village de Zoukpangbeu.​​

C’est la danse rituelle des jongleurs d’enfants, originaire du pays guéré. Elle est dénommée également la société « des hommes qui jettent les filles en l’air ». Elle s’exécute avec de très jeunes danseuses qui dès l’âge de quatre ans sont isolées de leur famille pour suivre un cycle d’initiation qui dure deux à trois ans. Ces fillettes ne doivent ni parler ni sourire durant les exercices. Au début de la danse, le maître de cérémonie entre en communion spirituelle avec la divinité protectrice. Cette pratique vise à accroître la force virile de l’homme et à faciliter le développement corporel de l’enfant. Les f illettes vivent avec la troupe, toujours isolées de leurs parents, jusqu’à l’âge de 13 ans environ, après quoi on les exorcise pour les intégrer à la vie communautaire. Généralement c’est avec l’accord des parents que le jongleur recrute les enfants.

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Au cours de la danse, des jongleurs lancent haut, en l’air en les faisant tournoyer, avant de les recevoir sur leurs poings armés de poignards (l’illusion est extraordinaire), des petites filles dressées (toutes jeunes) à cet exercice périlleux. Les petites danseuses sont vêtues d’un pagne de toile ou de fibre, portent un masque facial fait d’argile (motifs géométriques), d’une coiffe à cauris et à poils blancs, et ont les pieds nus. G. Niangoran-Bouah81 nous ins truit davantage sur cette danse sacrée : « Le métier de jongleur est héréditaire, il revient au fils aîné.

Si je jongleurn’a pas d’héritier direct, il peut transmettre son pouvoir à quelqu’un qu’il juge digne de lui succéder ». « L’initiation est une épreuve très dure. Le candidat doit changer son mode de vie et rompre avec le passé ; c’est une rupture totale. Il doit s’y habituer et avoir l’esprit et l’habitude de vie de jongleurs. La preuve de l’initiation se concrétise par des transes et par des fuites en brousse. » â€‹â€‹

Cependant, même après cette initiation, tous ne peuvent « jeter les filles en l’air ». Seuls jouissent de ce droit les hommes doués d’une puissance physique suffisante qu’on estime acquise entre 20 et 30 ans. Parmi eux, seuls seraient d’autre part admis à « jeter », ceux qualifiés de « chefs ». L’appartenance à cette société est exclusive de toute autre, sous peine de mort. L’équipe du jongleur comporte un groupe de quatre musiciens et quatre jeunes filles choisies dans des villages différents. L’exhibition de ces fillettes est soutenue par une musique rythmée par un tambour-de-bois goulé. Ces jongleurs composent aujourd’hui de petites troupes de baladins semi-professionnels. Toujours très applau dies par les foules, ces troupes voyagent à travers tout le pays durant la plus grande partie de l’année.

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Cependant, même après cette initiation, tous ne peuvent « jeter les filles en l’air ». Seuls jouissent de ce droit les hommes doués d’une puissance physique suffisante qu’on estime acquise entre 20 et 30 ans. Parmi eux, seuls seraient d’autre part admis à « jeter », ceux qualifiés de « chefs ». L’appartenance à cette société est exclusive de toute autre, sous peine de mort. L’équipe du jongleur comporte un groupe de quatre musiciens et quatre jeunes filles choisies dans des villages différents. L’exhibition de ces fillettes est soutenue par une musique rythmée par un tambour-de-bois goulé. Ces jongleurs composent aujourd’hui de petites troupes de baladins semi-professionnels. Toujours très applau dies par les foules, ces troupes voyagent à travers tout le pays durant la plus grande partie de l’année.

Littéralement « chant, musique de circoncision » (klin, « circoncision », lo, « chant », « musique »), klinlo est une musique initiatique liée à la cérémonie collective de circoncision. Klin se caractérise par une opération chirur gicale consistant à l’ablation du prépuce considéré comme élément du sexe opposé dont il faut se débarrasser pour être homme. Klin s’adresse en principe aux jeunes gens ayant franchi l’âge de la puberté. Par le passé, la tradition exigeait du candidat qu’il ait au moins vingt ans, car ce rituel préparait directement au mariage. L’initiation est organisée généralement par les chefs de village, de canton ou de famille.

 

Plusieurs mois avant la date, la nouvelle est annoncée dans le village, mais aussi dans les villages voisins pour que les intéressés s’y joignent. L’opération a lieu en dehors du village, dans une forêt sacrée klin koulaé où les novices demeurent jusqu’à ce que la plaie soit cicatricée, et où ils apprennent, entre autres choses, des chants et des danses particuliers.

 

À la fin de ces enseignements qui se prolongeaient pendant plusieurs mois, les jeunes gens retournent au village en procession solennelle. Ils chantent et dansent sur la place où des parents et des amis se joignent à eux pour les festivités.

Cette institution, commune aux Wè (Wobé-Guéré) et aux Niaboua, n’est plus pratiquée par ces derniers.

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