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A LA DECOUVERTE DES INSTRUMENTS DE MUSIQUES NYABWA
Les Nyabwa utilisent une variété d'instruments traditionnels dans leur musique. Ces instruments sont essentiels pour la musique et les danses traditionnelles Nyabwa, en contribuant à la richesse et à la diversité de leur patrimoine culturel.
On peut les classer en différentes catégories en fonction de la manière dont ils produisent le son. Cette classification permet de mieux comprendre les différentes familles d'instruments et leurs caractéristiques uniques​
TYPES D'INSTRUMENTS DE MUSIQUE UTILISES EN PAYS NYABWA
Les Nyabwa utilisent une variété d'instruments traditionnels dans leur musique. Ces instruments sont essentiels pour la musique et les danses traditionnelles Nyabwa, en contribuant à la richesse et à la diversité de leur patrimoine culturel.
On peut les classer en différentes catégories en fonction de la manière dont ils produisent le son. Cette classification permet de mieux comprendre les différentes familles d'instruments et leurs caractéristiques uniques​
INSTRUMENTS À CORDES OU ARC (CORDOPHONES)
Les instruments à corde ne sont pas typiquement associés à la musique traditionnelle Nyabwa. Cependant, de nos jours avec le brassage culturel, ces instruments à corde en général incluant des instruments comme le piano, guitare et divers claviers électroniques. Ces instruments produisent du son par la vibration des cordes tendues.
L'arc musical ou "Dodo" en Nyabwa est un instrument polyvalent, fascinant et important dans la tradition musicales Nyabwa. Il est constitué d'une branche arquée et d'une corde tendue. La corde est mise en vibration par le frappement d'une baguette ou par pincement. Le musicien peut utiliser ses lèvres, ses doigts ou une baguette pour faire vibrer la corde, et la cavité buccale peut moduler le son en changeant de forme.​​
INSTRUMENTS À VENT (AEROPHONES)
Ces instruments aérophones sont des instruments de musique qui produisent du son par la vibration de l'air. Ils sont utilisés en pays Nyabwa à des cérémonies particulières et sont subdivisés trois sous-catégories :
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​Flûte : la flûte est souvent fabriquée à partir de bambou, du bois ou d'autres matériaux naturels. Elle est utilisée pour rythmer les pas des masques sacrés, masques panthères ou pendant des cérémonies d'initiation;
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Cornes : Fabriquées à partir de cornes d'animaux, elles sont utilisées pour produire des sons puissants et résonnants.
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Sifflets : Les sifflets sont des instruments simples mais efficaces, ajoutant une dimension unique aux performances musicales et aux rituels. peuvent être fabriqués à partir de bois ou de métal.
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Accordéon: L'accordéon est un instrument de musique fascinant et polyvalent. Il fonctionne en comprimant et en étirant un soufflet, ce qui force l'air à travers des anches libres en métal, produisant ainsi des sons. Les boutons ou les touches de l'accordéon permettent de contrôler les notes jouées.
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Ces instruments aérophones jouent un rôle important dans les pratiques culturelles et spirituelles des Nyabwa. Ils sont utilisés pour invoquer les esprits protecteurs, pour les cérémonies funéraires, et pour d'autres rituels communautaires.
Ces instruments sont non seulement des outils de communication, mais aussi des symboles de pouvoir et de tradition.
INSTRUMENTS À PERCUSSION (IDIOPHONES ET MEMBRANOPHONES)
Ces instruments produisent du son par la vibration de la matière elle-même (idiophones) ou par la vibration d'une membrane tendue (membranophones).
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Les idiophones sont des instruments de musique qui produisent du son par la vibration de leur propre matériau, sans l'utilisation de cordes, de membranes ou de colonnes d'air. En pays Nyabwa, plusieurs idiophones traditionnels sont utilisés dans la musique et les cérémonies:
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Hochet double: Le hochet double, également connu sous le nom Kôdji en Nyabwa, est un instrument de musique traditionnel utilisé par les Nyabwa de Côte d'Ivoire. Il est constitué de deux boules reliées par une corde. Les jeunes filles fabriquent cet instrument en cueillant deux fruits durs, en les vidant et en y mettant des graines ou des cailloux avant de refermer l'ouverture et d'attacher les boules avec une ficelle.
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Hochet-sonnaille (sable): c'est un instrument fabriqué à partir de calebasses, de perles, de coquillages et parfois de vertèbres d'animaux. Le son est produit en secouant le hochet, ce qui fait bouger les perles et les coquillages contre la calebasse.
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Cloches : Les cloches sont des instruments simples mais efficaces, ajoutant une dimension rythmique et festive à de nombreux genres musicaux en pays Nyabwa. Chaque type de cloche a son propre son unique et son utilisation spécifique, ajoutant une richesse et une diversité à la musique et aux rituels culturels.
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Clochettes : Elles sont utilisées pour ajouter des rythmes et des textures sonores aux performances musicales. Elles peuvent être attachées aux chevilles des danseurs ou tenues à la main.
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Sonnaille : Les sonnailles sont des instruments de musique traditionnels utilisés dans de nombreuses cultures, y compris en pays Nyabwa. Les sonnailles peuvent être fabriquées à partir de métal, de bois ou de matériaux naturels comme les coquillages. Elles sont souvent utilisées dans les cérémonies, les danses et les rituels pour ajouter un rythme et une texture sonore.
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Les membranophones sont des instruments de musique qui produisent du son par la vibration d'une membrane tendue. En pays Nyabwa, plusieurs types de tambours sont utilisés comme membranophones.
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Tambour à fente ou "Gréwé": C'est un instrument de musique de percussion de la famille des idiophones. Il est fabriqué en creusant et en évidant un tronc d'arbre, avec une ou plusieurs fentes acoustiques pratiquées sur le côté. Le son est produit en frappant les bords de la fente avec des baguettes, ce qui permet de produire différentes hauteurs de sons. En pays Nyabwa, il est utilisé par les jongleurs et pendant d'autres cérémonies initiatiques.
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Tambours : Utilisés pour les cérémonies et les fêtes, ces tambours sont joués à mains nues ou avec des baguettes et produisent une variété de sons en fonction de la technique de frappe et de la tension de la membrane.
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xylophone "pété": Le "pété" , est un instrument de musique traditionnel très important qui se joue en pleine forêt la nuit. L’instrument est composé de deux traverses en troncs de bananier couchées par terre à une distance d’environ 50 cm et servant de supports à sept lames grossièrement taillées dans du bois sec et léger. Chaque lame est maintenue en place au moyen de chevilles en bois, plantées dans les supports (troncs de bananier) et immobilisant les lames.
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Mirliton : Le mirliton, également connu sous le nom de kazoo, est un instrument de musique simple mais amusant. Le mirliton est généralement constitué d'un tube avec une membrane vibrante à l'intérieur. Lorsque vous chantez ou parlez dans le tube, la membrane vibre et modifie le son de votre voix.
Ces instruments jouent un rôle crucial dans la musique traditionnelle Nyabwa, ajoutant des rythmes et des textures uniques aux compositions musicales .
PRINCIPAUX INSTRUMENTS DE MUSIQUES NYABWA
Pour la présentation des instruments de musique Nyabwa, nous allons le faire de manière captivante et informative en s'appuyant sur : i) identification (nom de origine de l'instrument); ii) caractéristiques (les matériaux utilisés pour fabriquer l'instrument, la structure et les parties principales de l'instrument et le type de son que l'instrument produit et comment il est joué); iii) utilisation (les genres musicaux dans lesquels l'instrument est couramment utilisé et si l'instrument a une signification particulière dans des rituels ou des cérémonies) et iv) importance culturelle (signification symbolique ou culturelle associée à l'instrument et parlez de la manière dont les techniques de jeu et de fabrication sont transmises de génération en génération).
Enfin, un exemple de morceau de musique célèbres ou de musiciens renommés qui utilisent cet instrument sera présenté.​
LES CORDOPHONES NYABWA
L'arc musical ou "Dodo .​​
Le "Dodo" est un instrument fascinant, important et ancien en pays Nyabwa. Il est constitué d'une branche arquée et d'une corde tendue. La corde est mise en vibration par le frappement d'une baguette ou par pincement. Le musicien peut utiliser ses lèvres, ses doigts ou une baguette pour faire vibrer la corde, et la cavité buccale peut moduler le son en changeant de forme.​​
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Le Dodo est souvent utilisé dans des contextes rituels pour invoquer des esprits ou accompagner des chants et des danses.
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LES AEROPHONES NYABWA
La corne musicale: la trompe traversière "guingbo"
La trompe traversière guingbo (guin «antilope», gbo «corne») est instrument à cornes qui joue un rôle important dans la tradition Nyabwa. Elle est fabriquée avec une corne d’antilope-bongo. C'est un instrument à forme conique dont on a coupé la pointe pour obtenir un trou dont l’extrémité peut être bouchée avec le pouce ou libérée, ce qui permet de varier la hauteur du son.
Elle est utilisée pour rassembler les jeunes porteurs de corps, à annoncer le retour du corps d’une personne décédée à l’étranger dans son village natal. Les Nyabwa rapatrient toujours les corps des personnes décédées à l’étranger, ainsi les villages traversés par les émissaires sont-ils ainsi avertis de l’événement malheureux et viennent-ils compatir à la douleur.
Elle est aussi utilisée lors des cérémonies ou rituels en présence des masques sacrés (grand masque et panthère sacrée).​

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Flûte
Les flûtes sont des instruments polyvalents et importants dans la musique Nyabwa, contribuant à la richesse et à la diversité de leur patrimoine culturel. Elles sont souvent fabriquées à partir de bambou, de roseau ou de bois ou d'autres matériaux naturels. Elles peuvent être de différentes tailles et formes, avec des trous pour les doigts permettant de produire différentes notes. Le son est produit en soufflant dans l'embouchure et en couvrant ou découvrant les trous pour moduler les notes dans des contextes rituels pour invoquer des esprits ou accompagner des chants et des danses.
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Il y a aussi des flûtes éphémères en forme cylindrique, faite dans une tige de papayer. Cette flûte est réservée aux jeunes.
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Sifflets ou pékou
Le sifflet est un instrument en bois formé d’un tube cylindrique doté d’une ouverture supérieure (embouchure terminale) formant plus ou moins biseau. L’autre extrémité du tuyau est fermée. En soufflant contre l’orifice, on tire un son plus ou moins aigu et strident selon la longueur et la largeur du tube. Sur les côtés se trouvent deux ouvertures ou trous d’échappement ou de modulation.
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Cette conception du pékou permet à l’instrument d’émettre deux sons au plus.
Cet instrument accompagne les masques sacrés, les masques comédiens et les hommes-panthères de la société secrète des blahon en jouant une musique sacrée.

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Accordéon
De manière générale, l'accordéon n'est pas un instrument traditionnellement associé à la musique Nyabwa. Cependant, il a été utilisé une fois par musicien Nyabwa DIDEHI Zihiko du village de Dèbo 1 dans les années 1985 à 1995 pour enrichir ses performances musicales et ajouter une dimension unique aux notes.
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IDIOPHONES NYABWA
Hochet double ou Kôdji
Le hochet double, également connu sous le nom Kôdji en Nyabwa, est un instrument de musique traditionnel constitué de deux boules reliées par une corde. Cet instrument. Cet instrument est généralement fabriqué par les filles de 10-13 ans. Le jeu du hochet double combine le secouement avec l’entrechoc. La joueuse coince une graine entre l’index et le majeur à l’intérieur de la paume, elle fait pivoter la deuxième graine autour du pouce : tantôt elle frappe les graines, tantôt elle les secoue pour faire tinter les cailloux.

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Hochet-sonnaille "Sablé"
Le hochet-sonnailles sablé est un instrument de musique traditionnel très répandu et utilisé en pays Nyabwa. Il est Fabriqué à partir de calebasses, de perles, de coquillages et parfois de vertèbres d'animaux. La calebasse est souvent enveloppée d'un filet auquel sont fixées des perles et des coquillages.
Le son est produit en secouant le hochet, ce qui fait bouger les perles et les coquillages contre la calebasse. Il est utilisé pour accompagner les danses et les chants lors des cérémonies et des rituels. Les hochets-sonnailles ajoutent une dimension rythmique et festive aux performances musicales traditionnelles.​
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Cloche "Gogohoun"
La cloche gogohoun consiste en une feuille de métal qu’on a repliée pour former deux valves dont les bords verticaux sont rapprochés et parfois soudés. Elle a une base généralement ovale.
Tenue en main au moyen d’une petite poignée en fer, elle est toujours frappée sur la paroi externe à l’aide d’une tige de fer.
De forme hémisphérique ou conique, les cloches se caractérisent par une vibration plus forte au niveau du bord.​

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Cloche "Glè"
​La cloche "glè" est une cloche métallique de forme sphérique qui comprend entre ses deux extrémités une mince fente à l’intérieur de laquelle est fixée une tige de fer. Elle est mise en vibration par de rapides secousses rythmées; d’où son éternel agitement par l’instrumentiste qui la tient. Ces tintements accompagnent tous les chants exécutés au cours des danses initiatiques ou sacrée.
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Elle peut être utilisée pour transmettre des messages ou des signaux sur de courtes distances et protéger des maléfices et, à ce titre, accompagne le grand masque ou la sortie des nouveaux les initiés.
​Aussi, annonce-t-elle la sortie de la divinité kwi et des initiés et gbèman.
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Clochette "Glè"
Les clochettes Glè sont des instruments simples mais efficaces, ajoutant une dimension unique aux performances musicales et aux rituels Nyabwa. Elle est fabriquée à partir de métal, souvent en fer ou en bronze et a une forme conique ou cylindrique, généralement petite et portative. Le son secouant, créant un tintement clair et distinctif pendant pour accompagner les danses et les chants lors des cérémonies et des rituels.​

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Sonnaille
En pays Nyabwa, Les sonnailles accompagnent souvent les tambours et les chants, ajoutant une dimension rythmique supplémentaire à la musique. Elles peuvent avoir une signification symbolique, représentant des éléments de la nature ou des esprits protecteurs. Il existe différents types de sonnailles, y compris les cloches portatives, les hochets et les bracelets de cheville avec des clochettes. ​
Sonnaille "Digbi"
En pays Nyabwa, "digbi" est l’appellation des sonnailles fabriquées à partir des feuilles de palmier-raphia "débô". Elles sont composées de petites bourses triangulaires faites à partir de feuilles de palmier-raphia repliées, servant de contenant, remplies de gravillons ou de graines.
Suspendus par des cordes ou des ficelles, ces petites bourses sont enroulées autour du pied du danseur masqué "gla" et de ses accompagnateurs. Produisant une musique agréable, cet accessoire musical sonore fournit toujours un accompagnement au danseur.​
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Sonnaille "Zèzè"
Les "Zézè" sont des sonnailles de cheville qui se composent de plusieurs coques de fruit d’un arbre appelé en langue locale santou. Enfilées sur des cordes, des ficelles ou cousues sur des jambières en cuir, elles sont en- roulées autour de la cheville du danseur dont les trépignements font s’entrechoquer ces coques.
Produisant une musique agréable, cet accessoire musical sonore fournit toujours un accompagnement aux danseurs-jongleurs au cours de leur danse "lèli" ou sin. C’est aussi avec ces sonnailles que les jongleurs battent la mesure, en frappant fort le sol des pieds.
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LES MEMBRANOPHONES NYABWA
Xylophone "pété"
Le "pété" est un instrument composé de deux traverses en troncs de bananier couchées par terre à une distance d’environ et servant de supports à sept lames grossièrement taillées dans du bois sec et léger. Chaque lame est maintenue en place au moyen de chevilles en bois, plantées dans les supports (troncs de bananier) et immobilisant les lames.
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À la différence des xylophones à résonateurs dont les lames sont frappées en leur milieu, celles des xylophones sur troncs de bananier sont frappées sur leur extrémité.
D’une facture rudimentaire, cet instrument peut se jouer à deux. Dans ce cas les deux musiciens sont assis face à face, et jouent simultanément : l’un frappant généralement à l’aide d’une seule baguette la touche donnant le son le plus aigu, l’autre jouant à l’aide de deux baguettes la mélodie. Par moments les musiciens s’arrêtent pour remettre à leur place les lames parfois écartées de leur position initiale par la percussion. Selon
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Tambour à fente ou "Growé"
L’instrument comporte une large fente par laquelle le tronc d’arbre a été évidé, et une ou deux fentes secondaires, parallèles à la fente principale, mais beaucoup plus fines, qui déterminent une lame à droite et à gauche, ou d’un seul côté, selon un principe rappelant celui du xylophone, dont cet instrument serait dérivé. La position de l’instrument pendant le jeu est verticale. L’instrument possède en haut une anse sculptée dans le bois (ou deux saillants en forme de corne), sur laquelle on attache une sangle que le musicien accroche à son épaule, soutenant le tambour à la hauteur de sa hanche. Ainsi il peut se déplacer tout en jouant son instrument avec deux baguettes.
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Mirliton ou "Diblakpa"
Le "Diblakpa" est un instrument est formé d’un petit tuyau fait d’un os creux de patte de touraco dont l’une des extrémités est fermée par une membrane très fine faite de la toile de cocon d’araignée. Le chanteur prend l’autre extrémité entre ses lèvres, et les vibrations de la membrane colorent le timbre de sa voix, « masquent » sa voix. Il s’agit donc d’un masque acoustique.
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Cet instrument produit la voix de la divinité de la société secrète kwi dont la vue est interdite aux femmes et aux non-initiés.​​
LES TAMBOURS
Les tambours jouent un rôle central dans la musique traditionnelle Nyabwa, ajoutant une dimension spirituelle et rythmique essentielle aux ensembles musicaux, souvent en combinaison avec d'autres instruments comme les idiophones et les aérophones. Ils sont fabriqués à partir de bois et de peaux animales tendues. Ils comprennent des tambours de différentes tailles et formes, chacun produisant des sons distincts. Le son est produit en frappant la peau tendue avec les mains ou des baguettes. Ils sont utilisés pour accompagner les danses et les chants lors des cérémonies et des rituels, créant une ambiance rythmique et spirituelle. Ils servent à transmettre des messages et des signaux, notamment lors des événements communautaires.​
En pays Nyabwa, les tambours ont une signification symbolique, représentant des éléments de la nature ou des croyances spirituelles. Les techniques de fabrication et de jeu des tambours sont souvent transmises de génération en génération, préservant ainsi les traditions musicales
TAMBOURS A UNE PEAU CHEVILLEE
Les tambours à une peau chevillée Nyabwa sont des cylindres dont la forme et la taille varient en fonction de leur rôle. Des fentes formant des boutonnières sont découpées sur le bord de la peau pour laisser passer des chevilles de bois. Une lanière tordue entoure les chevilles, encerclant ainsi la caisse de résonance. Pour retendre la peau, le musicien enfonce ces piquets à l’aide d’un maillet (marteau en bois) ou d’une pierre que l’on trouve sur place.
Doulè
Le "Doulè" est un long tambour cylindrique, qui dans l’exercice de ses fonctions est dressé verticalement sur le sol et tenu par une personne tandis qu’une autre le bat avec deux baguettes de bois ou incliné sur un support.
Il accompagne les grands masques.
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Zôkouabo ou lili zôkouabo
Il s’agit d’un long tambour cylindrique, qui dans l’exercice de ses fonctions est incliné sur un support. Il est battu avec deux baguettes.
Il est utilisé comme moyen de communication, il émet un son sourd
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Djoudjoulè
Il s’agit de deux tambours moyens appariés de forme cylindro-conique. Dans l’exercice de leur fonction ils sont inclinés (presque couchés) sur un support (caisse de résonance de tambour). Pour le jeu, le musicien, assis, les bat avec deux baguettes très légères, en moelle de palmier et composées de deux parties : la pièce faisant marteau est enfoncée comme une cheville dans le manche ; ces baguettes étant dénommées kôkô. Ces tambours (dont le timbre porte loin) annoncent l’arrivée du masque gla.
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Zagbadi
C’est un tambour cylindrique dont la caisse de résonance proprement dite est toujours cylindro-conique. Le pied de ce tambour se rétrécit vers le bas et repose sur le sol en s’élargissant de nouveau. Vers le haut de la caisse de résonance, on note une bande circulaire sculptée, ornée de motifs linéaires incisés.
Pour le jeu, le musicien, assis, le dresse verticalement sur le sol et le bat avec deux baguettes fourchues. Dans l’ensemble instrumental qui accompagne la danse mahi gla, il est le deuxième instrument, par ordre d’entrée.
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Gogoba
C’est un tambour cylindrique ayant la forme d’un cône tronqué dont l’orifice supérieur est nettement plus large que l’orifice inférieur. Pour le jeu, le musicien, assis, le dresse verticalement sur le sol et le bat avec deux baguettes fourchues. Il fait partie des instruments qui accompagnent la danse mahi gla.

Kpokpodou
Il s’agit de deux tambours moyens appariés de forme cylindro-conique. Dans l’exercice de leur fonction ils sont dressés verticalement sur le sol. Pour le jeu, le musicien, assis, les bat simultanément avec une baguette fourchue en moelle de palmier et la main.

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Bèdrè
C’est un tambour de taille moyenne épousant la forme d’un mortier ou d’un calice. Pour le jeu, le musicien, assis, le tient entre les jambes et le bat avec les mains. Bèdrè est le tambour maître, qui donne le rythme des pas. C’est un tambour qu’on retrouve dans presque tous les ensembles instrumentaux Nyabwa

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Kpléi
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Il s’agit de deux petits tambours en forme de mortier ou de calice, reliés entre eux par une cordelette. Pour le jeu, le musicien, assis les pose verticalement sur le sol ou les incline et les bat avec deux baguettes droite en bois ou en rotin (Calamus rotang) ou deux tuyaux en plastique.

Kéké
C’est un petit tambour en forme de mortier ou de calice. Pour le jeu, le musicien, assis, le pose verticalement sur le sol ou l’incline et le bat avec deux baguettes droites en bois ou en rotin ou deux tuyaux en plastique.
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TAMBOURS A UNE PEAU LACEE
Doudou
La forme de calice du tambour doudou rappelle celle d’un mortier à piler le mil. Évidé et sculpté en une seule pièce dans un tronc d’arbre, il est constitué d’un « pied » tronconique dont la cavité communique avec une caisse de résonance. L’embase est la partie correspondant au milieu de cet instrument. La partie supérieure du doudou est recouverte d’une membrane en peau de chèvre, de bœuf ou d’antilope et le système de tension est réalisé grâce à un tressage de cordes en nylon. La peau est maintenue à l’aide de trois cerclages métalliques. Il est muni d’un dispositif de transport. De par sa conception, ce tambour épouse les mêmes caractéristiques que le tambour djembé du pays mandingue.
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