
FORUM DE BIENFAISANCE EN MILIEU RURAL
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GENERALITES SUR LA DANSE PANTHERE
La Danse Panthère fait partie des danses initiatiques ou sacrées en pays Nyabwa. A l'instar des autres danses initiatique, la Danse Panthère est un rituel important qui marque les étapes clés de la vie et renforce les liens communautaires. Elle est riche en symbolisme et en signification culturelle, représentant des éléments de la nature, des esprits protecteurs et des ancêtres.
La Danse Panthère marque des transitions importantes, comme le passage de l'enfance à l'âge adulte, et sont souvent accompagnées de chants et danses. Les participants portent le plus souvent des costumes et des masques élaborés, qui ajoutent une dimension visuelle et spirituelle aux performances.
Les variantes du mythe fondateur de la société secrète des hommes-panthères semblent indiquer que la fraternité des hommes-panthères serait venue des Toura, voisins se trouvant au Nord des Wè. Aujourd’hui, cette institution a complètement disparu de chez les Toura.
MIEUX DECOUVRIR LA DANSE PANTHERE AVEC Dr. IBO GUEHI JONAS
QUI EST Dr. IBO GUEHI JONAS
Monsieur IBO Guéhi Jonas, Directeur de Recherches CAMES, est un Chercheur chevronné reconnu par la communauté scientifique ivoirienne et internationale. Retraité, il a exercé sa fonction de chercheur à l’ORSTOM actuel IRD puis à l’Université Nangui Abrogoua d’Abobo-Adjamé où il est membre du Laboratoire des Sciences de l’Environnement (LSE), Pôle de recherche Environnement et Développement Durable (PE2D), Spécialisé en sociohistoire de l’environnement, des ressources naturelles et du foncier rural, ses travaux portent sur les politiques et expériences environnementales et se focalisent de plus en plus sur la question foncière, notamment depuis la promulgation de loi sur le domaine foncier rural en 1998. Suite

CONTRIBUTION A LA CONNAISSANCE DU PAYS NIAMBWA DE Dr. IBO GUEHI JONAS
Dr. IBO Guéhi Jonas a produit en août 1988 le document "Contribution à la connaissance du pays Niambwa : le cas des Blahon" . C'est un document qui se concentre sur les Niambwa, un sous-groupe du peuple Krou en Côte d'Ivoire.
Les Blahon sont des hommes initiés à la "Danse Panthère", une pratique rituelle et culturelle. Cette danse est à la fois un rite initiatique, une expression artistique, et un moyen de cohésion sociale.
Les initiés, appelés Gbouyéyi, jouent un rôle clé dans leur communauté. Ce travail ethnographique apporte un éclairage essentiel sur les dynamiques sociales et culturelles des Niambwa. Suite
CONTEXTE
A l'étape actuelle de l'évolution sociale, économique et culturelle de la Côte d'Ivoire, la question de la sauvegarde de l'identité ethnoculturelle du peuple ivoirien semble se hisser au premier plan des priorités d'un développement harmonieux du pays. Pour assurer un caractère endogène au développement national, les autorités compétentes de la Côte d'Ivoire essaient autant que possible de "combiner ce qu'il y avait de mieux dans le passé avec ce que le présent nous offre de meilleur."
C'est naturellement dans cette optique que nous plaçons cette modeste contribution à la connaissance d'une ethnie très peu étudiée, les Niambwa de Zoukougbeu.Suite
HISTORIQUE DE LA DANSE PANTHERE EN PAYS NYABWA
PREMIMIERS VILLAGES INITIES OU PREMIER "BLAGBE
Avant tout, il faut signaler que jusqu'à un passé très récent, seuls quelques villages de la tribu Djosso pratiquaient régulièrement la danse de panthère ou Gui.
Ces villages, appelés communément Blagbé peuvent être classés, en tenant compte de l'importance numérique des blahon, de la manière suivante Zikagbeu (Gnonlouambly Gnonlouamblyagui) Zahioragbeu (blabo blaboagui); Garobo Garoboagui; Dahoumgbeu (Fabo-Faboagui). Suite
INITIES DES VILLAGE DE DOMANGBEU V12
Les b1ahon du village V 12 de la tribu Gnatcha datent des années 1980. C'est, semble-t-il, une preuve que les blahon continuent la conquête du pays Niambwa d'où notre intérêt à ce phénomène culturel.
Vu la situation géographique de V12 (à proximité des Niédéboua, maîtres en la matière et de Belleville, village de regroupement de Gnolouamb1y (Zikagbeu) et de Gozemb1y (Nimé), le premier étant considéré comme le précurseur du Guilê dans la tribu Djosso) on est tout en droit de noter que les Gnatcha ont purement et simplement été influencés par les Blahon de Djosso et bien sûr du pays Niédéboua. Suite
Les hommes panthères ou blahon sont censés être de la même origine, en tout cas, pour ce qui est du pays Niambwa. C'est justement pour cela que nous espérons que l'étude d'un cas pourrait tout aussi bien aider à comprendre tout le phénomène. Voir suite
FORMATION OU INITIATION DES BLAHON
Les Blahon sont généralement sélectionnés parmi les jeunes du village sans aucune distinction de génération. Ainsi la différence d'âge dans un groupe de Blahon peut être importante. Des adolescents de 17 ans peuvent se retrouver avec des adultes de 35 ans. Toutefois, il faut reconnaître que les adolescents sont toujours majoritaires au sein du groupe.
Il semble même que ces cycles varient non seulement avec la vie sociale et politique du village mais aussi avec son évolution démographique. Dans le cas de Zikagbeu, 30 ans séparent les initiés de IBO Gozé et ceux de Tapé Gragbé. Les raisons résident dans le processus migratoire des Zikagbéens. Mieux connaitre
LE CYCLE DE FORMATION, EN QUOI CONSISTE-T-IL?
LA CONSERVATION DU SECRET
Il nous est particulièrement difficile de le dire. Mais il est seulement possible de faire des extrapolations plus ou moins fondées, car les initiés se refusent à tout commentaire.
Même les ex-initiés (c'est à dire ceux qui ont abandonné l'initiation pour une religion monothéiste) ne vous diront jamais rien à propos du cycle de formation des Blahon. Suite
L'ENTREE DANS CANDIDATS A LINITIATION DANS LE BOIS SACRE
Une fois le lieu choisi, les futurs blahon y vont pour un stage de formation. Pendant le stage, les jeunes Blahon sont portés disparus pour les parents qui sont restés au village. Quand ils apparaissent en public, ils sont masqués et les non-initiés les considèrent comme des fantômes. Le fantôme ici porte le nom d'un grand-père défunt. Ainsi on aura par exemple le fantôme de Zézé ou Zézéê Kouzouzou.
C'est de cette manière seulement que les parents reconnaissent désormais leurs enfants en stage et peuvent alors leur faire des cadeaux qui consistent généralement en des produits alimentaires. C'est le lieu de souligner que pendant tout le stage, les futurs Blahon ne vivent que de ce que leur offrent les parents restés au village.Suite
LE BOIS SACRE OU "LOZO"
Ce que l'on peut dire c'est que là-bas, ou Lozô, on apprend à danser et on acquiert des fétiches qui protègent contre tous les maux et les malheurs de la vie sociale.
La formation se déroule dans un lieu judicieusement choisi par le chef des formateurs ou Gboulohoury (Gbouyéyi). Quels sont les critères de base pour le choix de cet endroit qui devient le lô (Lozô) et de surcroît inviolable par les non-initiés qu'on appelle ici Bozo ou Bozomè. Là encore les traditionnistes restent objectant seulement que ce choix a été fait par les ancêtres. Néanmoins, par expérience on peut avancer les explications suivantes.Mieux connaitre
LA PLACE DES BLAHON DANS LA SOCIETE NYABWA
LES HABITANTS DU VILLAGE ET LES INTERDITS DES BLAHON
Le mode de vie des initiés est non seulement accepté mais aussi partagé à plusieurs égards par les non-initiés et même par les femmes dans le village.
En effet, tous les interdits des Blahon sont scrupuleusement observés par tous les habitants du village. Ainsi le langage symbolique des Blahon du village Zikagbeu est devenu désormais le parler quotidien des Zikagbéens.
ORGANIGRAMME DE LA SOCIETE DES BLAHON

ORGANISATION INTERNE DES BLAHON : LE GBOUYEYI
L'influence qu'exercent les Blahon sur la communauté du village dépend dans une grande mesure de l'efficacité de leur organisation interne.
Au sommet de la société des Blahon se trouve le chef, l'initiateur ou Gbouyéyi. Celui-ci est non seulement censé être le plus âgé, redoutable donc le plus expérimenté, mais il est aussi le plus en fétiche, en grigri. Ce sont ces qualités-là qui lui permettent de bien "préparer" les jeunes Blahon et de les rendre invulnérables, voire même intouchables.
Dans sa tâche de principal, le Gbouyéyi est aidé d'au moins deux anciens (les Gboyéyi) qui seront à leur tour Gbouyéyi si par hasard, à la prochaine initiation le présent Gbouyéyi n'était plus. Mieux connaitre
ORGANISATION INTERNE DES BLAHON : TEGUEVOHI
ORGANISATION INTERNE DES BLAHON : LE WOBLAHI
En vue de préserver l'inviolabilité du lieu de formation (Lô) il y a un homme plus jeune que les Gbouyéyi mais plus âgé que les jeunes Blahon qui est désigné par le Gbouyéyi. Cet homme s'appelle Woblahi car c'est lui qui invite les Blahon au Lozô (Celui qui siffle). Le Woblahi invite les Blahon en plusieurs circonstances. Cette fonction de Woblahi nécessite un sérieux d'assumer cet apprentissage et n'est pas donné à tout avenant d'assumer ce rôle. Mieux connaitre
ORGANISATION INTERNE DES BLAHON : LE GUIGBABLEHI
En ce qui concerne le Guigbabléhi, il faut dire qu'il est le garant de la sécurité des jeunes initiés vis-à-vis des non-initiés pendant les cérémonies publiques. Il joue en quelque sorte le rôle de garde-corps. Durant le temps qu'il porte le Guigba, il ne doit ni parler, ni boire. En plus, nos informateurs ont souligné que le port du Guigba implique des interdits que se doit de respecter scrupuleusement son porteur.
Pour diverses raisons, le Guigbabléhi est toujours un homme mur et surtout jouissant de la réputation d'homme de principe.
Comme toute organisation sociale, les Blahon disposent de personnes chargées de faire régner l'ordre et la discipline. Ce rôle de surveillant revient ici au Téquévohi.
ORGANISATION INTERNE DES BLAHON : LE TAIPOHI
Le Taïpohi (singulier) ou Taïpohon (pluriel) sont les conducteurs ou propriétaires des panthères.
Initialement les Blahon de Zikagbeu travaillaient avec quatre panthères (Guizana, Glouazéhi, Yossi et Affoue). Mais la dernière génération des Blahon c'est-à-dire celle de Belleville en connaît six, ce qui revient à dire que deux nouvelles ont été "domptées" (Ganga et Sangnan). Dans la tradition des Blahon, toutes ces panthères sont conduites par deux hommes ou Taïpohon. Celui qui veille sur la plus dangereuse des panthères (la panthère rouge ou Guizana) est le chef des Taïpohon. En général, toutes les panthères ne sortent jamais ensemble et c'est justement ce qui facilite la tâche aux Taïpohon
DIFFERENTS TYPES DE PANTHERES
L'influence qu'exercent les Blahon sur la communauté du village dépend dans une grande mesure de l'efficacité de leur organisation interne.
Initialement les Blahon de Zikagbeu travaillaient avec quatre panthères: (1) Guizana, (2) Glouazéhi, (3) Yossi et (4) Affoue. Mais la dernière génération des Blahon c'est-à-dire celle de Belleville en connaît six, ce qui revient à dire que deux nouvelles ont été "domptées": (5) Ganga et (6) Sangnan.
Dans la tradition des Blahon, toutes ces panthères sont conduites par deux hommes ou Taïpohon. Celui qui veille sur la plus dangereuse des panthères (la panthère rouge ou Guizana) est le chef des Taïpohon. En général, toutes les panthères ne sortent jamais ensemble et c'est justement ce qui facilite la tâche aux Taïpohon. Mieux connaitre
ORGANISATION INTERNE DES BLAHON : BLAYERETE
L'influence qu'exercent les Blahon sur la communauté du village dépend dans une grande mesure de l'efficacité de leur organisation interne.
Au sommet de la société des Blahon se trouve le chef, l'initiateur ou Gbouyéyi. Celui-ci est non seulement censé être le plus âgé, redoutable donc le plus expérimenté, mais il est aussi le plus en fétiche, en grigri. Ce sont ces qualités-là qui lui permettent de bien "préparer" les jeunes Blahon et de les rendre invulnérables, voire même intouchables.
Dans sa tâche de principal, le Gbouyéyi est aidé d'au moins deux anciens (les Gboyéyi) qui seront à leur tour Gbouyéyi si par hasard, à la prochaine initiation le présent Gbouyéyi n'était plus. Mieux connaitre