
FORUM DE BIENFAISANCE EN MILIEU RURAL
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PRESENTATION GENERALE DE ZOUKOUGBEU
D'OU VIENT LE NOM ZOUKOUGBEU
Le nom Zoukougbeu vient du Nyabwa, l'ethnie autochtone, et signifie « le village des chenilles ». Ce nom rappelle l'abondance de chenilles comestibles dans les forêts de l'époque. Très recherchées pour leurs qualités nutritives, elles restent aujourd'hui un symbole fort de l'identité et de la richesse naturelle de la région.
Selon la tradition orale, l'histoire de la localité débute vers 1930. Un homme d'origine inconnue s'installe dans la région à la recherche de terres fertiles pour se nourrir. Il y crée la première plantation de la zone. Attirées par la fertilité du sol, d'autres familles le rejoignent au fil des ans, transformant ce campement agricole en un département dynamique.

REPERES HISTORIQUES
Historique et Création
L'histoire administrative de Zoukougbeu s'est construite par étapes progressives :
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1964 : La localité franchit un premier cap en devenant le chef-lieu de sa propre sous-préfecture, alors rattachée au grand département de Daloa.
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6 mars 2008 : Zoukougbeu est officiellement érigée en chef-lieu de département en vertu du décret n° 2008-96. Cette création fait suite à un décret de scission visant à détacher son territoire du département de Daloa afin de rapprocher l'administration des populations locales.
Ancrage Régional et Cartographique
Depuis son érection en département, Zoukougbeu est solidement intégrée aux structures territoriales de l'ouest de la Côte d'Ivoire :
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Région du Haut-Sassandra : Le département y est rattaché dès sa création en 2008.
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District de Sassandra-Marahoué : En 2011, lors de la grande réforme administrative introduisant les districts comme subdivisions de premier niveau en Côte d'Ivoire, Zoukougbeu maintient sa position au sein de la région du Haut-Sassandra, elle-même intégrée à ce grand district.
Organisation Administrative Actuelle
Pour assurer une couverture administrative de proximité, le département de Zoukougbeu est aujourd'hui subdivisé en quatre (4) sous-préfectures distinctes :
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Domangbeu
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Gregbeu (Grégbeu)
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Guessabo (carrefour commercial majeur et point de passage stratégique sur le fleuve Sassandra)
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Zoukougbeu (chef-lieu de département)
FICHE D’IDENTITE ET POTENTIEL DU DEPARTEMENT DE ZOUKOUGBEU
Présentation et Atouts Naturels
Le département de Zoukougbeu est une subdivision territoriale située au cœur de la zone forestière du Centre-Ouest de la Côte d’Ivoire. Son territoire est stratégiquement délimité par l'interfluve formé par le majestueux fleuve Sassandra et son affluent, la rivière Lobo.
Zoukougbeu bénéficie de prédispositions naturelles exceptionnelles :
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Un climat équatorial propice à l'agriculture.
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Des sols d'une grande fertilité et un couvert forestier dense
Ces richesses naturelles en font une zone à forte vocation agricole. Elle exerce un puissant pouvoir d'attraction sur les populations allochtones (venant d'autres régions de Côte d'Ivoire) et allogènes (issues des pays de la sous-région), qui s'y installent massivement à la recherche de terres cultivables pour l'exploitation du café, du cacao et des cultures vivrières
Repères Géographiques et Cartographiques
Situation Administrative
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Pays : Côte d’Ivoire
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District : Sassandra-Marahoué
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Région : Haut-Sassandra
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Département : Zoukougbeu
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Chef-lieu de département : Ville de Zoukougbeu
Découpage du territoire
Le département est structuré de manière à maintenir une administration de proximité performante :
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Nombre de sous-préfectures : Quatre (4)
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Circonscriptions d'encadrement : Domangbeu, Grégbeu, Guessabo et Zoukougbeu.
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Maillage villageois : 33 villages officiels, issus de plusieurs politiques successives de regroupement de villages initiées dès 1976.
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Habitat rural dispersé : 3 385 campements, témoignant d'une forte activité agricole et d'une dispersion de la population active à proximité des plantations.
Instances de Gouvernance et Représentation Politique
La gestion politique, le développement local et la représentation législative du département sont assurés par les personnalités suivantes :
Au niveau régional
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Président du Conseil Régional du Haut-Sassandra : Mamadou TOURÉ. En poste à la tête de la collectivité, il coordonne les grands projets de développement, d'électrification rurale, de voirie et de construction d'infrastructures scolaires pour l'ensemble de la Région du Haut-Sassandra.
Au niveau législatif
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Député à l'Assemblée Nationale : DOH Dibahi Marcellin. Élu de la circonscription électorale regroupant la communes de Zoukougbeu et sous-préfectures de Domangbeu, Grégbeu, Guessabo et Zoukougbeu, il porte la voix des populations locales au parlement national.
Au niveau municipal
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Maire de la Commune de Zoukougbeu : DEABO Poka Maurice. Il dirige l'équipe municipale et gère l'administration communale, l'urbanisation, l'accès à l'eau potable ainsi que le développement socio-économique direct de la ville centre.
Limites et Départements Voisins
Le département est ceinturé par plusieurs localités majeures de la région et des districts frontaliers :
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Au Nord : Le département de Vavoua
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A l'Est : Le département de Daloa
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Au Sud : Le département d'Issia
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A l'Ouest : Les départements de Duékoué et de Bangolo (Région du Guémon)
Données Métriques et Distances
Superficie et Poids Territorial
Le département s'étend sur une superficie totale de 1 595 km², ce qui représente exactement 0,44 % du territoire national et environ 11 % de la surface de la Région du Haut-Sassandra.
Distances Routières Stratégiques
Zoukougbeu est directement connectée aux grands axes économiques du pays :
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Daloa (Chef-lieu de région) : 47 km
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Yamoussoukro (Capitale politique) : 172 km
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Abidjan (Capitale économique) : 440 km
CARTE DE LA GEOLOCALISATION DU DEPARTEMENT DE ZOUKOUGBEU
IMAGE / GRAPHIQUE / CARTE DES PRINCIPALES DONNEES DU DEPARTEMENT
IMAGE / GRAPHIQUE / CARTE DES PRINCIPALES DONNEES DU DEPARTEMENT
MONOGRAPHIE DÉMOGRAPHIQUE DU DÉPARTEMENT DE ZOUKOUGBEU
Le département de Zoukougbeu, situé au cœur de la riche région agricole du Haut-Sassandra, présente une dynamique démographique marquée par une jeunesse prépondérante, une forte présence masculine liée aux activités de main-d'œuvre agricole et une mosaïque culturelle hautement intégrée.
Indicateurs Globaux et Structure par Sexe
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Population totale : 146 537 habitants (données officielles du RGPH 2021).
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Effectif masculin : 79 597 hommes (soit 54,32 % de la population globale).
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Effectif féminin : 66 940 femmes (soit 45,68 % de la population globale).
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Taux de masculinité : 118,91 hommes pour 100 femmes. Ce ratio particulièrement élevé (supérieur à la moyenne nationale) s'explique par l'attractivité de l'économie locale. Le secteur agro-forestier (notamment le binôme café-cacao) draine d'importants flux migratoires de main-d'œuvre masculine.
Structure par Âge, Composition des Ménages et Densité
Une population à forte dominance jeune
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Population jeune (0-35 ans) : 110 782 individus, ce qui représente 75,60 % de la population totale du département.
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Implications : Ce poids démographique massif engendre d'immenses défis logistiques pour la région, notamment en matière de couverture scolaire, d'infrastructures de santé infanto-juvénile et d'insertion professionnelle
Dynamique de la population active
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Population active (15-64 ans) : Estimée à environ 52 % de la population (selon les structures standards de la région). Elle est majoritairement agricole.
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Secteurs clés : Cette force de travail est principalement absorbée par les exploitations de cultures de rente (café, cacao), mais s'oriente de plus en plus vers les cultures vivrières et maraîchères en raison de la proximité de la ville de Daloa
Caractéristiques des ménages
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Nombre total de ménages : 24 999 ménages ordinaires.
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Taille moyenne des ménages : 5,86 personnes par ménage. Ce chiffre reflète la prédominance de familles élargies ou de regroupements de travailleurs au sein des concessions rurales et des campements.
Occupation de l'espace
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Densité de la population : 91,87 habitants / km².
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Dispersion spatiale : L'occupation du territoire est duale. Les centres urbains se densifient, tandis que plus de 37,46 % de la population vit de façon dispersée dans des campements rattachés aux grands villages.
Sociologie et Organisation Ethnique de la Population
Le paysage culturel de Zoukougbeu est structuré par trois grands groupes interconnectés, favorisant une cohabitation pacifique basée sur le système historique du tutorat foncier.
Les Autochtones (Le noyau d'ancrage)
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Groupe principal : Les Nyabwa (ou Niaboua).
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Répartition : Ils constituent le socle de base de la population rurale et forment 90 % de la population noyau dans l'écrasante majorité des villages traditionnels.
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Exceptions urbaines : Leur poids relatif baisse au profit d'une mixité totale dans les grands centres urbains et carrefours stratégiques du département, à savoir Zoukougbeu (chef-lieu), Domangbeu, Guessabo, Belleville et Grégbeu.
Les Allochtones (Les forces d'immigration nationale)
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Groupes principaux : Baoulé, Sénoufo, Malinké, Lobi et Guéré.
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Dynamique rurale (Baoulé et Lobi) : Ces communautés sont principalement installées dans les zones forestières et les campements agricoles rattachés. Ils exploitent la terre sous la supervision de leurs tuteurs fonciers autochtones Nyabwa
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Dynamique urbaine (Malinké et Sénoufo) : Plus de 80 % d'entre eux résident en milieu urbain et dans les chefs-lieux de sous-préfectures. Ils dynamisent les secteurs du commerce de détail, du transport et des services mécaniques, en particulier dans la ville carrefour de Guessabo.
Les Allogènes (L'immigration transfrontalière)
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La communauté Burkinabè : Parfaitement intégrée au système de production agricole locale, elle suit le même modèle d'implantation que la communauté Baoulé. Elle est établie de façon durable dans les campements de culture de rente rattachés aux villages.
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La communauté Malienne : Majoritairement composée de pêcheurs traditionnels, elle s'est spécifiquement sédentarisée dans la sous-préfecture de Guessabo. Son implantation s'explique par la proximité immédiate du fleuve Sassandra, où elle gère l'essentiel de l'économie halieutique (pêche et commerce du poisson) du département.
CARTE DE LA REPARTITION DES POPULATIONS
L'ARMATURE GEOECONOMIQUE DU DEPARTEMENT DE ZOUKOUGBEU
Le département de Zoukougbeu s'articule autour de six (6) zones ou pôles géographiques aux fonctions économiques complémentaires.
La Zone de la Commune et Sous-préfecture de Zoukougbeu (Le Pouls Administratif et Commercial)
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Fonction principale : Pôle de commandement, de centralisation des flux financiers et de services.
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Dynamique agricole : Représente la principale zone de transit et d'encadrement technique du binôme café-cacao, soutenu par le déploiement du Plan Stratégique de Développement (PSD) municipal mené par l'ANADER.
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Atouts commerciaux : Elle abrite un réseau dense de coopératives de collecte et de acheteurs agréés. Son marché central quotidien structure l'approvisionnement des ménages locaux en produits manufacturés et en intrants agricoles.
La Zone de Guessabo (La Plaque Tournante Halieutique et Logistique)
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Fonction principale : Hub de transport routier et pôle de commerce transfrontalier.
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Économie bleue (Halieutique) : Située en bordure immédiate du fleuve Sassandra, cette zone détient le monopole de l'économie de la pêche dans le département. Les communautés allogènes gèrent d'importants débarcadères approvisionnant quotidiennement les marchés de Daloa et de Duékoué en poisson frais et fumé.
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Logistique & Transport : Profitant de sa position stratégique de ville-carrefour sur la route nationale reliant l'Est au Grand Ouest, Guessabo est un centre névralgique pour le secteur de la mécanique, de la restauration routière et du transit des camions remorques.
La Zone de la Sous-préfecture de Grégbeu (Le Front Pionnier Agro-forestier)
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Fonction principale : Bassin de production agricole de masse et de diversification culturale.
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Mutation économique : Historiquement dépendante du café-cacao, la baisse cyclique des cours mondiaux et la pression anthropique sur les forêts ont poussé les exploitations paysannes de Grégbeu vers une transition d'envergure : le développement intensif de l'hévéaculture et des plantations de l'anacardier (noix de cajou).
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Dynamique foncière : Zone à forte attractivité migratoire où le métayage agricole s'est densifié pour accroître les rendements de cultures de rente.
La Zone de la Sous-préfecture de Domangbeu (L'Enclave Vivrière et de Réserve)
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Fonction principale : Grenier vivrier du département et zone d'extension.
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Potentiel agricole : En raison d'un éloignement relatif des grands axes bitumés et d'un réseau électrique plus faible, Domangbeu s'est spécialisée dans la production de cultures de subsistance et de marchés : manioc, igname, banane plantain et riz d'altitude.
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Défis géoéconomiques : Zone fortement dépendante de l'état des pistes rurales. L'amélioration des voies de desserte y est cruciale pour désenclaver les campements et faciliter l'évacuation des récoltes de maïs et de maraîchers vers les marchés urbains.
Le Village de Belleville / Djosso-Bagro (Le Pôle Rural Émergent de l'Eau et des Cultures)
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Fonction principale : Gros bourg rural en voie de modernisation et de stabilisation économique.
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Infrastructures structurantes : Grâce aux investissements du Conseil Régional du Haut-Sassandra (notamment le renforcement du château d'eau communautaire), le village bénéficie d'une amélioration nette de ses conditions d'habitat rattachées à la production.
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Ancrage économique : Belleville agit comme un micro-centre de collecte agricole de l'arrière-pays. Il fixe les populations rurales et les travailleurs agricoles saisonniers à l'interface entre les campements isolés et les sous-préfectures principales.
La Zone de l'Axe Bassaraguhé-Grégbeu (Le Corridor Linéaire Agro-économique)
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Fonction principale : Couloir d'échange, d'intégration spatiale et de transit.
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Économie de corridor : Cet axe routier majeur concentre une économie linéaire dynamique. Les abords de la voie sont occupés par des marchés spontanés de vente de produits forestiers non ligneux, de charbon de bois et de produits vivriers frais.
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Logistique agricole : C'est le couloir de circulation privilégié des camions légers de ramassage des fèves de cacao et des fonds de tasses d'hévéa reliant les plantations ruraux profonds aux usines de conditionnement industrielles du Haut-Sassandra.
CARTE DES ZONES ECONOMIQUES DU DEPARTEMENT DE zOUKOUGBEU
Zone strategique | Principale ressource geoeconomique | Infrastructures dominantes | Defi economique majeur |
|---|---|---|---|
Axe Bassaraguhé-Grégbeu | Commerce de transit, Vivriers | Economie de bord de route | Securisation du transport |
Belleville | Economie rurale, Café-Cacao | Hydraulique villageoise (Chateau d'eau) | Connexion au reseau electrique |
Domangbeu | Cultures vivrieres, Manioc | Marches hebdomadaires | Etat des pistes ruraux |
Gregbeu (Inclus Zoukpangbeu) | Hevea, Anacarde, Or industriel et Orpaillage | Complexe minier d'Abujar, Pistes de ramassage agricole | Gestion de l'orpaillage clandestin et préservation des terres agricoles |
Guessabo | Peche halieutique, Transit routier | Débarcadères, Gare routière | Stockage et chaîne du froid |
Zoukougbeu Commune | Cacao, Cafe, Services | Banques mobiles, Coopératives | Industrialisation locale |
L'ARMATURE URBAINE ET COMMERCIALE : LES NIVEAUX DE POLARISATION ÉCONOMIQUE
Le dynamisme économique du département de Zoukougbeu repose sur un réseau de localités hiérarchisées. On distingue deux niveaux d’influence qui structurent la collecte agricole, les services administratifs, les flux financiers et l'industrie minière émergente.
Les Quatre (4) Pôles Économiques Principaux
Ces chefs-lieux de sous-préfecture polarisent l'essentiel des investissements publics, des infrastructures structurantes et des grands marchés de gros.
Zoukougbeu (Le Pôle Directeur Administratif) : Chef-lieu de département, cette commune est le centre névralgique de la gouvernance locale. Elle concentre les services de l'État, les agences d'encadrement agricole (comme l'ANADER) et les institutions financières mobiles. C'est le point d'ancrage du commerce de services et des grandes coopératives de commercialisation du binôme café-cacao.
Guessabo (Le Hub Logistique, Halieutique et Transfrontalier) : Ville-carrefour internationale sur la route nationale menant vers le Grand Ouest et le Liberia. Grâce à sa position stratégique sur le fleuve Sassandra, elle détient le monopole régional de la commercialisation du poisson. Sa gare routière et ses marchés quotidiens captent d'importants flux de capitaux liés au transport et au commerce transfrontalier.
Grégbeu (Le Poumon Minier et de Diversification) : Ce pôle principal connaît une mutation fulgurante. Au-delà de sa fonction historique de grand bassin agricole (hévéa, café, cacao), Grégbeu s'impose comme le pôle industriel lourd du département. Il héberge le périmètre d'exploitation et de traitement de la mine d'or d'Abujar, attirant des sous-traitants internationaux et une forte main-d'œuvre.
Domangbeu (Le Grenier Vivrier Départemental) : Bien qu'excentré par rapport à la route bitumée principale, ce pôle est indispensable à la sécurité alimentaire locale. C'est la place forte du commerce de gros pour les produits de subsistance (manioc, igname, banane plantain, riz d'altitude), approvisionnant les marchés urbains de Zoukougbeu et de Daloa grâce à ses grands marchés hebdomadaires.
Les Cinq (5) Pôles Économiques Locaux (Satellites)
Ces gros bourgs ruraux captent la richesse produite dans les campements profonds et servent d'interfaces directes avec les pôles principaux pour le premier niveau de collecte.
Gueguigbeu - Zoukpangbeu (L'Épicentre de l'Impact Minier) : Situé dans l'étroite zone d'influence de Grégbeu, ce pôle local jumelé est en pleine transition. Zoukpangbeu est le village clé hébergeant directement le cœur des activités minières industrielles de la mine d'or d'Abujar. Ce statut y génère une forte spéculation foncière, une densification de l'habitat rural pour les travailleurs, mais aussi des défis liés à l'orpaillage artisanal environnant.
Belleville / Djosso-Bagro
Belleville / Djosso-Bagro (Le Modèle Rural Émergent) : Village pilote doté d'infrastructures d'amélioration du cadre de vie (château d'eau, couverture scolaire). Il stabilise la main-d'œuvre agricole et fait office de centre de premier regroupement pour les cargaisons de produits de rente de son arrière-pays avant leur évacuation.
Gorodi (Le Relais d'Évacuation Agricole) : Caractérisé par une forte population allochtone et allogène installée en campements denses, ce pôle local excelle dans l'encadrement des manœuvres agricoles et le stockage primaire des fèves de cacao et de noix de cajou.
Dètroya (Le Carrefour Vivrier, Forestier, Pôle Éducatif et Sanitaire de Proximité) : Dètroya s'impose comme un pôle de services de proximité incontournable pour son arrière-pays rural. En plus de son rôle commercial historique dans le maraîchage, la localité s'est dotée de deux collèges privés permettant aux élèves de rester sur place du CM2 jusqu'au BEPC, ce qui freine l'exode scolaire et soulage le budget des familles. Enfin, son centre de santé dynamique en fait un hub sanitaire garantissant un accès direct aux soins essentiels pour les populations environnantes..
Dèdègbeu (La Sentinelle Agro-économique Rurale) : À l'instar de Dètroya, Dèdègbeu joue un rôle de liaison. Il capte les micro-flux économiques générés par le métayage agricole et fournit les services de base (boutiques de détail, mécaniciens agricoles de brousse) essentiels à la vie économique des campements rattachés.
PANORAMA DES SECTEURS ÉCONOMIQUES ET FACTEURS DE DÉVELOPPEMENT DE ZOUKOUGBEU
Le département de Zoukougbeu articule son développement autour d'une économie mixte où se côtoient désormais la puissance de son agriculture de plantation historique, l'émergence d'une industrie minière lourde et un riche patrimoine immatériel.
Le Secteur Primaire : Piliers Agro-pastoraux, Miniers et Halieutiques
L'Agriculture : Le moteur économique traditionnel
Zoukougbeu s'impose comme un bassin agro-forestier stratégique de la région du Haut-Sassandra grâce à une pluviométrie abondante et des sols ferrallitiques d'une grande fertilité.
Cultures de rente : Le binôme historique café-cacao demeure le principal pourvoyeur de revenus des ménages ruraux. Cependant, le paysage agricole connaît une profonde mutation avec le développement intensif de l'hévéaculture et des plantations d'anacardiers (noix de cajou), adoptés par les producteurs pour sécuriser leurs revenus face aux fluctuations des cours mondiaux.
Cultures vivrières : Le département assure la souveraineté alimentaire de la zone et approvisionne les grands centres urbains environnants en manioc (fortement transformé en attiéké et en pâte), en igname, en banane plantain et en riz d'altitude, principalement cultivés dans le bassin de Domangbeu.
L'Industrie Minière : Le nouveau poumon économique
La sous-préfecture de Grégbeu a basculé dans l'ère industrielle moderne grâce à la découverte de riches gisements aurifères le long de la formation géologique de la Lobo.
Extraction industrielle : Le projet phare est la mine d'or d'Abujar, située à l'interface des localités de Guéguigbeu et Zoukpangbeu. Cette exploitation industrielle lourde génère des emplois directs, stimule la sous-traitance locale et finance des projets communautaires via le Comité de Développement Local Minier (CDLM).
L'orpaillage artisanal : Ce secteur formel coexiste avec un orpaillage clandestin persistant. Bien qu'il injecte des liquidités immédiates dans l'économie souterraine, il pose de graves défis environnementaux, notamment la destruction des plantations de cacao, le mitage des terres arables et la pollution chimique des cours d'eau rattachés au bassin de la Lobo.
La Pêche Continentale : Le potentiel bleu de Guessabo
Bénéficiant de sa façade naturelle sur le fleuve Sassandra, la sous-préfecture de Guessabo abrite une activité halieutique majeure.
Dynamique locale : La pêche et le mareyage (poisson frais et fumé) sont principalement animés par la communauté allogène malienne. Ils alimentent un réseau de distribution quotidien vers Daloa et Duékoué.
Défis structurels : Ce secteur souffre d'un manque d'infrastructures de conservation (usines de glace, camions frigorifiques) et d'une forte prédominance de l'informel, ce qui limite la transformation locale et la maximisation des revenus fiscaux pour la collectivité.
Le Secteur Tertiaire : Commerce et Connectivité Infratructurelle
Le Commerce et les Échanges de Marché
L'activité commerciale du département est intrinsèquement liée aux cycles des récoltes agricoles et minières.
Réseau de distribution : Les échanges sont rythmés par un réseau de marchés hebdomadaires villageois et les grands marchés quotidiens de Zoukougbeu commune et de Guessabo.
Acteurs clés : Les coopératives agricoles agréées croisent les acheteurs privés de produits de rente, tandis que le commerce de détail et les services de transport sont dynamisés par les communautés allochtones et allogènes installées le long des axes routiers.
Les Infrastructures de Transport : Un corridor stratégique
Le département de Zoukougbeu jouit d'une position de carrefour géographique en Côte d'Ivoire.
Réseau routier majeur : Le territoire est traversé par l'axe national bitumé reliant Daloa à Duékoué, ouvrant le département vers l'Est du pays et les frontières du Grand Ouest (Guinée, Liberia). Une autre voie d'importance le connecte directement à la ville d'Issia.
Défis de desserte : Si les grands axes urbains sont fluides, le désenclavement des zones de production profonde (les campements agricoles rattachés à Domangbeu ou Grégbeu) reste tributaire du reprofilage régulier des pistes rurales, indispensable pour l'évacuation des produits périssables.
Le Secteur Quaternaire : Tourisme, Culture et Identité Nyabwa
Le Tourisme Écologique et Événementiel
Le département recèle un potentiel touristique encore sauvage, axé sur l'écotourisme et la ferveur culturelle.
Sites naturels : Les majestueux lacs formés par le fleuve Sassandra à Guessabo offrent des opportunités de circuits de navigation et de détente paysagère. Les forêts sacrées ceignant les villages traditionnels constituent également des sanctuaires de biodiversité.
Festivals majeurs : L'agenda culturel est marqué par le Bolia Festival et les grandes cérémonies de sortie des initiés, qui attirent chaque année des visiteurs de la diaspora et des touristes en quête d'authenticité.
Le Patrimoine Culturel et l'Art Sacré Nyabwa
La vie sociale à Zoukougbeu est profondément ancrée dans les traditions du peuple autochtone Nyabwa.
Danses traditionnelles : Le patrimoine immatériel se manifeste par des expressions chorégraphiques spectaculaires et sacrées, telles que la célèbre danse panthère, le glah (danse de masques guerriers), le polihet, le didisablet et le chant traditionnel de mémoire porté par les conteurs tohourou.
L'Art et la sculpture sur bois : L'expression plastique locale, essentiellement religieuse et rituelle, s'exprime à travers la sculpture de masques sacrés et d'ustensiles cérémoniels en bois noble, façonnés par des artisans initiés.
ou plusieurs interdits alimentaires.